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Le blog de Pierre M. Thivolet, journaliste

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FUTUR-EN-SEINE: YES, WE CAN!

L’Ile de France mieux que la Silicon Valley ?
A partir de ce soir, Futur en Seine: “La première édition d’une manifestation festive et prospective qui a vocation à devenir la biennale du numérique”.
Paris et l’Ile-de-France sont la première région en Europe pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les NTIC.

Près de 15.000 chercheurs et 150.000 personnes travaillent dans l’animation, les jeux vidéo, l’audioguidage ou la robotique, les contenus pour le Web, la géolocalisation.
Donc, à partir de ce soir, du Pavillon de l’Arsenal, de la Wiki-Plaza à la Bastille, en passant par le Chateau de Vincennes virtuel ou la la « boîte » qui permet à des clubs et salles de concerts du monde entier de proposer en direct leurs concerts et sets de DJ, créant une salle de concert mondiale en réseau”……. Finalement, face à la crise et la déprîme, ce n’est pas du pain et des jeux, mais de l’innovation et de la fête: YES WE CAN!
http://www.dailymotion.com/video/x9e4l3_clip-futur-en-seine_tech
renseignements sur: http://www.futur-en-seine.fr

FUTUR-EN-SEINE: YES, WE CAN!

L’Ile de France mieux que la Silicon Valley ?
A partir de ce soir, Futur en Seine: “La première édition d’une manifestation festive et prospective qui a vocation à devenir la biennale du numérique”.
Paris et l’Ile-de-France sont la première région en Europe pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les NTIC.

Près de 15.000 chercheurs et 150.000 personnes travaillent dans l’animation, les jeux vidéo, l’audioguidage ou la robotique, les contenus pour le Web, la géolocalisation.
Donc, à partir de ce soir, du Pavillon de l’Arsenal, de la Wiki-Plaza à la Bastille, en passant par le Chateau de Vincennes virtuel ou la la « boîte » qui permet à des clubs et salles de concerts du monde entier de proposer en direct leurs concerts et sets de DJ, créant une salle de concert mondiale en réseau”……. Finalement, face à la crise et la déprîme, ce n’est pas du pain et des jeux, mais de l’innovation et de la fête: YES WE CAN!
http://www.dailymotion.com/video/x9e4l3_clip-futur-en-seine_tech
renseignements sur: http://www.futur-en-seine.fr

MEFIONS-NOUS DE NOS ENFANTS !

C’est comme dans « LE VILLAGE DES DAMNES », ce film anglais des années 60, où des bambins aux têtes blondes, avec d’étranges dons de télépathie, éliminent les adultes qui se mettent sur leur chemin.
Dans le film, ça se termine bien, les adultes auront le dessus. Mais dans nos écoles ? Suffira-t-il d’installer des portillons pour détecter non seulement les cutters mais également le manque de repères des parents, la disparition du « respect », le naufrage des familles ?
Ca sonne ringard, dit comme ça.
Pourtant, je ne sais si vous avez eu la chance d’aller en Polynésie, mais Tahiti et autres îles sont le territoire de la République où il y a le moins de violences, d’incivilités, de vols, de crimes de sang. Pourquoi ces très bons chiffres ? Ont-ils ça « dans le sang » ? Pas du tout ! Il suffit de survivre aux cuites à la bière le Samedi soir à Papeete, qui sont tout sauf “non-violentes”!, pour se rendre compte qu’ils ont (avaient ?) surtout ça « dans l’éducation ». Jusqu’à présent, les familles, le voisinage, l’ensemble de la société conditionnaient, transmettaient des principes d’éducation, de politesse qui laissent sans voix celui qui débarque tout juste de Paris, et même de Neuilly-Auteuil-Passy.
En Polynésie, personne ne rentre dans un magasin, un hypermarché, un bus, au bureau sans saluer longuement et en deux langues « Bonjour, Ia Orana ». Rebelote, au moment du départ et des remerciements : « Au revoir, Nana, Maururu ».
L’autre jour à Paris, le conducteur du bus m’a rappelé. J’ai cru que j’avais commis un méfait. Non, il voulait me remercier parce qu’en montant je lui avais dit « Bonjour » et que j’étais le seul… J’ai regardé le bus qui était plein… Il y avait de tout, des enfants à tête blonde (ou pas) jusqu’à des seniorettes à tête blanche (ou pas)… Comme quoi l’exemple qui devrait venir de haut, des adultes, a dû se perdre en route.
C’est comme cette amie, algérienne d’origine, plutôt carré Hermès à Passy que sketbas à Poissy, qui racontait qu’elle ne pouvait s’empêcher de réagir quand elle voyait des beurs ou des beurettes, comme on dit, mal se conduire dans le métro ou le RER, squattant des places, mettant les pieds sur la banquette, voire même fumant au milieu du wagon et pas uniquement des cigarettes. Et en français comme en arabe, elle ne se privait pas de les « recadrer » sur le thème : « Vous nous mettez la honte. Vous feriez ça chez vous ? Chez votre mère ?» Et ça marche, en tout cas jusqu’à présent, même s’il est vrai que ses proches lui conseillent de la fermer plutôt que de prendre un mauvais coup.
Les leçons de tout cela : Parions que la fouille des cartables ou les portails détecteurs de cutters ne suffiront pas à ramener la sécurité dans nos maternelles. Il faudrait plus. Non pas organiser des séjours pédagogiques pour l’ensemble des écoliers français à Moorea, Bora Bora ou Rangiroa (quoique… !) mais mettre les adultes, les parents, les familles face à leurs responsabilités, pas toujours très agréables à assumer : Dire non, faire preuve d’autorité, transmettre des principes moraux, des valeurs. Ne pas laisser à la seule Ecole, aux seuls enseignants le soin d’éduquer… Le retour des parents: Plus facile à écrire qu’à faire, beaucoup d’entre nous étant à l’image de Jean-Jacques Rousseau. Vous savez: Jean-Jacques qui trainait entre Saône et Rhône, le nez en l’air et la libido débridée, l’auteur de « L’Emile » et autres livres superbes sur «Comment éduquer vos enfants » (A la fin du XVIII° siècle, on formulait les choses de manière plus élégante). Ses principes qui remettaient en cause l’autorité, l’éducation traditionnelle ont fortement influencé deux cents ans plus tard nos éducateurs, nos pédagogues, ceux que l’on brocarde comme «soixante-huitards ». Eh ! bien, Rousseau était un père épouvantable, totalement absent et démissionnaire. Comme quoi, il faut se méfier de tous ceux qui disent « Y’a qu’à faire ceci, Y’a qu’à faire cela » alors qu’en fait, c’est surtout : « Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais ». Entre les trois heures de transports quotidiens, le chômage, les factures, les problèmes de couple, nos sexualités à épanouir, la perte de nos repères et maintenant la crise, c’est pas si simple que cela d’apprendre à être parents.

MEFIONS-NOUS DE NOS ENFANTS !

C’est comme dans « LE VILLAGE DES DAMNES », ce film anglais des années 60, où des bambins aux têtes blondes, avec d’étranges dons de télépathie, éliminent les adultes qui se mettent sur leur chemin.
Dans le film, ça se termine bien, les adultes auront le dessus. Mais dans nos écoles ? Suffira-t-il d’installer des portillons pour détecter non seulement les cutters mais également le manque de repères des parents, la disparition du « respect », le naufrage des familles ?
Ca sonne ringard, dit comme ça.
Pourtant, je ne sais si vous avez eu la chance d’aller en Polynésie, mais Tahiti et autres îles sont le territoire de la République où il y a le moins de violences, d’incivilités, de vols, de crimes de sang. Pourquoi ces très bons chiffres ? Ont-ils ça « dans le sang » ? Pas du tout ! Il suffit de survivre aux cuites à la bière le Samedi soir à Papeete, qui sont tout sauf “non-violentes”!, pour se rendre compte qu’ils ont (avaient ?) surtout ça « dans l’éducation ». Jusqu’à présent, les familles, le voisinage, l’ensemble de la société conditionnaient, transmettaient des principes d’éducation, de politesse qui laissent sans voix celui qui débarque tout juste de Paris, et même de Neuilly-Auteuil-Passy.
En Polynésie, personne ne rentre dans un magasin, un hypermarché, un bus, au bureau sans saluer longuement et en deux langues « Bonjour, Ia Orana ». Rebelote, au moment du départ et des remerciements : « Au revoir, Nana, Maururu ».
L’autre jour à Paris, le conducteur du bus m’a rappelé. J’ai cru que j’avais commis un méfait. Non, il voulait me remercier parce qu’en montant je lui avais dit « Bonjour » et que j’étais le seul… J’ai regardé le bus qui était plein… Il y avait de tout, des enfants à tête blonde (ou pas) jusqu’à des seniorettes à tête blanche (ou pas)… Comme quoi l’exemple qui devrait venir de haut, des adultes, a dû se perdre en route.
C’est comme cette amie, algérienne d’origine, plutôt carré Hermès à Passy que sketbas à Poissy, qui racontait qu’elle ne pouvait s’empêcher de réagir quand elle voyait des beurs ou des beurettes, comme on dit, mal se conduire dans le métro ou le RER, squattant des places, mettant les pieds sur la banquette, voire même fumant au milieu du wagon et pas uniquement des cigarettes. Et en français comme en arabe, elle ne se privait pas de les « recadrer » sur le thème : « Vous nous mettez la honte. Vous feriez ça chez vous ? Chez votre mère ?» Et ça marche, en tout cas jusqu’à présent, même s’il est vrai que ses proches lui conseillent de la fermer plutôt que de prendre un mauvais coup.
Les leçons de tout cela : Parions que la fouille des cartables ou les portails détecteurs de cutters ne suffiront pas à ramener la sécurité dans nos maternelles. Il faudrait plus. Non pas organiser des séjours pédagogiques pour l’ensemble des écoliers français à Moorea, Bora Bora ou Rangiroa (quoique… !) mais mettre les adultes, les parents, les familles face à leurs responsabilités, pas toujours très agréables à assumer : Dire non, faire preuve d’autorité, transmettre des principes moraux, des valeurs. Ne pas laisser à la seule Ecole, aux seuls enseignants le soin d’éduquer… Le retour des parents: Plus facile à écrire qu’à faire, beaucoup d’entre nous étant à l’image de Jean-Jacques Rousseau. Vous savez: Jean-Jacques qui trainait entre Saône et Rhône, le nez en l’air et la libido débridée, l’auteur de « L’Emile » et autres livres superbes sur «Comment éduquer vos enfants » (A la fin du XVIII° siècle, on formulait les choses de manière plus élégante). Ses principes qui remettaient en cause l’autorité, l’éducation traditionnelle ont fortement influencé deux cents ans plus tard nos éducateurs, nos pédagogues, ceux que l’on brocarde comme «soixante-huitards ». Eh ! bien, Rousseau était un père épouvantable, totalement absent et démissionnaire. Comme quoi, il faut se méfier de tous ceux qui disent « Y’a qu’à faire ceci, Y’a qu’à faire cela » alors qu’en fait, c’est surtout : « Faîtes ce que je dis, pas ce que je fais ». Entre les trois heures de transports quotidiens, le chômage, les factures, les problèmes de couple, nos sexualités à épanouir, la perte de nos repères et maintenant la crise, c’est pas si simple que cela d’apprendre à être parents.

LES MARRONNIERS SONT DE RETOUR….

Les marronniers sont de retour et en avance sur la saison.
Est-ce l’effet d’un printemps plutôt bien engagé avec des ponts généreux qui donnent à ce mois de mai un petit air de vacances ou l’effet « crise-déprîme-il-faut-leur-changer-les-idées » ?
En tout cas, depuis quelques semaines nos hebdos déclinent les uns après les autres des dossiers et des couvertures d’une ébouriffante inventivité sur « Le pouvoir franc-maçon », « Ces sectes qui s’infiltrent partout » ou encore « Protestants, gays, énarques : Ces réseaux qui nous gouvernent » … j’en passe et des meilleurs, puisqu’avec ces « marronniers », il s’agit non des arbres de nos parcs mais des « enquêtes » que l’on nous ressort plusieurs fois par an, quand nos médias sont à cours d’idées géniales.
En fait c’est une excellente idée ces « marronniers »: Surtout avec internet, les traitements de texte et le « copié collé », les articles ont déja été écrits il y a 5 ans, 15 ans, 50 ans, et ce sont pratiquement les mêmes « révélations » juste un peu rafraichies, et complétées selon les évolutions de l’époque.
Les « gays » notamment sont très « tendances », dont on découvre qu’ils sortent de tous les placards jusqu’à dominer le foot européen puisque Ronaldo, lui-même… Ronaldo, quel bel homme ! Comme aurait dit Jack Lang, ou plutôt Laurent Gera, imitant Jack Lang !
Les juifs ? C’est évidemment un tabou, donc les révélations sont plus sous-entendues, ce qui ne veut pas dire, bien au contraire, que l’idée qu’ “ILS sont partout” n’est pas répandue, comme cet auditeur qui, il y a quelques années sur Europe 1, voulait absolument expliquer au moment de la visite du Pape Jean-Paul II, que les médias étaient noyautés par les juifs, la preuve : Nous n’arrêtions pas de parler de l’Eglise catholique, donc de Jésus, donc des Juifs, puisque, pour ceux qui l’auraient oublié, il en était !
Une déception cependant : Rien encore sur la mafia des lyonnais. Et pourtant « ILS » sont partout, dans le monde du spectacle (Florence Foresti, Laurent Gera, Alexandre Astier l’inventeur de « Kaamelott », une vraie mafia quoi !), la finance (le Crédit Lyonnais ( ? !!!), dans nos assiettes, avec le saucisson et le « Jésus », dans l’Eglise avec le « Primat des Gaules », même à la tête de la Mairie de Lyon, où l’on dit que Gérard Collomb serait… lyonnais !
Et les auvergnats ? Qui après les cafés-charbon, sont aux commandes de l’Etat, avec des Brice Hortefeux, Laurent Wauquiez, Fadela Amara, influents dans les médias avec des Jean-Luc Petit-Renaud qui, certes avec brio, veut nous faire croire que les lentilles du Puy sont le caviar de la France !
Et les neuilléens (de Neuilly-sur-Seine) avec les Sarkozy (Nicolas et maintenant Jean), Olivier Besancenot et bien d’autres tapis dans l’ombre ?
Et les corses, qui noyautent la fonction publique ? Et les antillais, qui non seulement courent vite, mais qui, également, incroyable !, tirent mieux à l’épée que les rejetons de la vieille noblesse française ? Et les … Ils sont partout. Nous sommes cernés et c’est la raison de tous nos malheurs. Car expliquer qu’il existe une certaine solidarité entre personnes qui partagent des goûts, des valeurs, des origines culturelles est sans nul doute beaucoup plus intéressant que de s’interroger sur les blocages de notre société, le non-renouvellement des élites, la panne de l’ascenseur social, la faiblesse de nos groupes de presse, etc…Il est vrai qu’à ces problèmes nous ne voyons pas encore de solutions. Ce qui est quand même plus déprimant que de croire que si nous sommes mal gouvernés c’est la faute aux « réseaux », « mafias » et autres “lobbys”!

LES MARRONNIERS SONT DE RETOUR….

Les marronniers sont de retour et en avance sur la saison.
Est-ce l’effet d’un printemps plutôt bien engagé avec des ponts généreux qui donnent à ce mois de mai un petit air de vacances ou l’effet « crise-déprîme-il-faut-leur-changer-les-idées » ?
En tout cas, depuis quelques semaines nos hebdos déclinent les uns après les autres des dossiers et des couvertures d’une ébouriffante inventivité sur « Le pouvoir franc-maçon », « Ces sectes qui s’infiltrent partout » ou encore « Protestants, gays, énarques : Ces réseaux qui nous gouvernent » … j’en passe et des meilleurs, puisqu’avec ces « marronniers », il s’agit non des arbres de nos parcs mais des « enquêtes » que l’on nous ressort plusieurs fois par an, quand nos médias sont à cours d’idées géniales.
En fait c’est une excellente idée ces « marronniers »: Surtout avec internet, les traitements de texte et le « copié collé », les articles ont déja été écrits il y a 5 ans, 15 ans, 50 ans, et ce sont pratiquement les mêmes « révélations » juste un peu rafraichies, et complétées selon les évolutions de l’époque.
Les « gays » notamment sont très « tendances », dont on découvre qu’ils sortent de tous les placards jusqu’à dominer le foot européen puisque Ronaldo, lui-même… Ronaldo, quel bel homme ! Comme aurait dit Jack Lang, ou plutôt Laurent Gera, imitant Jack Lang !
Les juifs ? C’est évidemment un tabou, donc les révélations sont plus sous-entendues, ce qui ne veut pas dire, bien au contraire, que l’idée qu’ “ILS sont partout” n’est pas répandue, comme cet auditeur qui, il y a quelques années sur Europe 1, voulait absolument expliquer au moment de la visite du Pape Jean-Paul II, que les médias étaient noyautés par les juifs, la preuve : Nous n’arrêtions pas de parler de l’Eglise catholique, donc de Jésus, donc des Juifs, puisque, pour ceux qui l’auraient oublié, il en était !
Une déception cependant : Rien encore sur la mafia des lyonnais. Et pourtant « ILS » sont partout, dans le monde du spectacle (Florence Foresti, Laurent Gera, Alexandre Astier l’inventeur de « Kaamelott », une vraie mafia quoi !), la finance (le Crédit Lyonnais ( ? !!!), dans nos assiettes, avec le saucisson et le « Jésus », dans l’Eglise avec le « Primat des Gaules », même à la tête de la Mairie de Lyon, où l’on dit que Gérard Collomb serait… lyonnais !
Et les auvergnats ? Qui après les cafés-charbon, sont aux commandes de l’Etat, avec des Brice Hortefeux, Laurent Wauquiez, Fadela Amara, influents dans les médias avec des Jean-Luc Petit-Renaud qui, certes avec brio, veut nous faire croire que les lentilles du Puy sont le caviar de la France !
Et les neuilléens (de Neuilly-sur-Seine) avec les Sarkozy (Nicolas et maintenant Jean), Olivier Besancenot et bien d’autres tapis dans l’ombre ?
Et les corses, qui noyautent la fonction publique ? Et les antillais, qui non seulement courent vite, mais qui, également, incroyable !, tirent mieux à l’épée que les rejetons de la vieille noblesse française ? Et les … Ils sont partout. Nous sommes cernés et c’est la raison de tous nos malheurs. Car expliquer qu’il existe une certaine solidarité entre personnes qui partagent des goûts, des valeurs, des origines culturelles est sans nul doute beaucoup plus intéressant que de s’interroger sur les blocages de notre société, le non-renouvellement des élites, la panne de l’ascenseur social, la faiblesse de nos groupes de presse, etc…Il est vrai qu’à ces problèmes nous ne voyons pas encore de solutions. Ce qui est quand même plus déprimant que de croire que si nous sommes mal gouvernés c’est la faute aux « réseaux », « mafias » et autres “lobbys”!

Martine et Ségolène vont en bateau. Le P.S tombe à l’eau. Qu’est-ce qu’il reste ?

Martine et Ségolène vont en bateau. Le P.S tombe à l’eau. Qu’est-ce qu’il reste ?… Besancenot, ou bien Mélanchon, ou bien encore Bayrou ! En tout cas rien de très bon, non seulement pour les socialistes, pour l’opposition mais surtout pour le fonctionnement « normal » de la démocratie. Si l’on ne veut pas « désespérer Billancourt », l’expérience prouve qu’il est indispensable que face à une majorité, quelqu’elle soit, surnage une opposition forte et crédible. Et la campagne pour les élections européennes démontre une nouvelle fois que ce n’est pas le cas.
On peut critiquer les médias qui mettraient en avant la politique « people », la guerre des « ego » au détriment du débat d’idées ( ?). Ce n’est pas entièrement faux mais là aussi l’expérience prouve que c’est lorsqu’on est à court d’idées justement, qu’il est de bon ton, et totalement démago, de rendre les médias coupables de tous les maux. Alors qu’ils ne sont que les caisses de résonnance, les loupes grossissantes des dérives, des dissensions de nos sociétés. Est-ce la faute des médias, si ceux qui pouvaient apparaître comme porteurs d’un nouveau souffle, qui auraient pu incarner la relève, des Manuel Valls par exemple, semblent avoir disparus dans le triangle des Bermudes ? Et où en sont les « minorités visibles » ? Apparemment en tout cas pas ou pratiquement pas en tête des listes socialistes pour ces élections !
Face à ce qui est notre principale préoccupation, la situation économique, la « crise », quelles propositions ? Lorsque cet automne il y avait le feu et que le gouvernement était à la manœuvre, en bien ou en mal, il a fallu attendre fin janvier pour que le P.S annonce son contre-plan « anti-crise »… Quelle réactivité ! Après avoir porté aux nues le Président du gouvernement espagnol José-Luis Zapatero, les socialistes français sont étrangement silencieux quand celui-ci supprime l’impôt sur les grandes fortunes, durcit les conditions d’immigration en Espagne, brutalement confrontée à une explosion du chômage après dix ans de croissance accélérée, ou quand il supprime la publicité sur la télévision publique espagnole et pratique des coupes sombres dans l’emploi public.
Au fait, la suppression de la publicité sur notre télévision publique se révèle être plutôt une bonne opération pour France Télévisions dont les audiences sont en hausse alors que les grandes chaînes privées ont du souci à se faire. Ce n’était peut-être pas prévu – la « crise » est passée par là – mais ce qui était présenté comme un cadeau du pouvoir à TF1 s’est transformé en cadeau empoisonné… Le reconnaître serait tout à l’honneur de l’opposition. Comme le serait de ne plus s’accrocher aux 35 heures, mesure qui n’est peut-être pas la position la plus porteuse d’avenir, la plus efficace pour relancer l’activité des entreprises et la création d’emplois. Les 35 heures… Sur le papier, ce n’était pas idiot de penser que partager le travail serait un moyen de sortir des millions de personnes du chômage, mais les faits, et en économie notamment ils sont têtus, ont démontré que cela ne marchait pas comme ça, et que le travail n’était pas comme un gâteau que l’on pouvait découper en parts.
Continuer à interpréter la « crise » actuelle, et presque s’en réjouir, comme la « fin du capitalisme » est confondant de naïveté. Car pendant ce temps, le reste du monde, capitaliste, mais qu’est-ce que cela veut dire aujourd’hui ? continue à tourner, la croissance des économies asiatiques se maintient même si elle est un peu moins rapide, des entreprises saisissent des opportunités, rachètent leurs concurrents, des pays se transforment sans pour autant brader leurs systèmes de protection sociale ou d’éducation, comme l’Allemagne, et se mettent en situation de rebondir quand, dans quelques mois, l’économie mondiale sortira de la crise. Parce que nous sortirons de la crise, la question étant de savoir si notre pays en sortira aussi rapidement que les autres.
Dans ce contexte, savoir si ce soir Martine va embrasser Ségolène et/ou l’inverse est vraiment un non-évènement.

Martine et Ségolène vont en bateau. Le P.S tombe à l’eau. Qu’est-ce qu’il reste ?

Martine et Ségolène vont en bateau. Le P.S tombe à l’eau. Qu’est-ce qu’il reste ?… Besancenot, ou bien Mélanchon, ou bien encore Bayrou ! En tout cas rien de très bon, non seulement pour les socialistes, pour l’opposition mais surtout pour le fonctionnement « normal » de la démocratie. Si l’on ne veut pas « désespérer Billancourt », l’expérience prouve qu’il est indispensable que face à une majorité, quelqu’elle soit, surnage une opposition forte et crédible. Et la campagne pour les élections européennes démontre une nouvelle fois que ce n’est pas le cas.
On peut critiquer les médias qui mettraient en avant la politique « people », la guerre des « ego » au détriment du débat d’idées ( ?). Ce n’est pas entièrement faux mais là aussi l’expérience prouve que c’est lorsqu’on est à court d’idées justement, qu’il est de bon ton, et totalement démago, de rendre les médias coupables de tous les maux. Alors qu’ils ne sont que les caisses de résonnance, les loupes grossissantes des dérives, des dissensions de nos sociétés. Est-ce la faute des médias, si ceux qui pouvaient apparaître comme porteurs d’un nouveau souffle, qui auraient pu incarner la relève, des Manuel Valls par exemple, semblent avoir disparus dans le triangle des Bermudes ? Et où en sont les « minorités visibles » ? Apparemment en tout cas pas ou pratiquement pas en tête des listes socialistes pour ces élections !
Face à ce qui est notre principale préoccupation, la situation économique, la « crise », quelles propositions ? Lorsque cet automne il y avait le feu et que le gouvernement était à la manœuvre, en bien ou en mal, il a fallu attendre fin janvier pour que le P.S annonce son contre-plan « anti-crise »… Quelle réactivité ! Après avoir porté aux nues le Président du gouvernement espagnol José-Luis Zapatero, les socialistes français sont étrangement silencieux quand celui-ci supprime l’impôt sur les grandes fortunes, durcit les conditions d’immigration en Espagne, brutalement confrontée à une explosion du chômage après dix ans de croissance accélérée, ou quand il supprime la publicité sur la télévision publique espagnole et pratique des coupes sombres dans l’emploi public.
Au fait, la suppression de la publicité sur notre télévision publique se révèle être plutôt une bonne opération pour France Télévisions dont les audiences sont en hausse alors que les grandes chaînes privées ont du souci à se faire. Ce n’était peut-être pas prévu – la « crise » est passée par là – mais ce qui était présenté comme un cadeau du pouvoir à TF1 s’est transformé en cadeau empoisonné… Le reconnaître serait tout à l’honneur de l’opposition. Comme le serait de ne plus s’accrocher aux 35 heures, mesure qui n’est peut-être pas la position la plus porteuse d’avenir, la plus efficace pour relancer l’activité des entreprises et la création d’emplois. Les 35 heures… Sur le papier, ce n’était pas idiot de penser que partager le travail serait un moyen de sortir des millions de personnes du chômage, mais les faits, et en économie notamment ils sont têtus, ont démontré que cela ne marchait pas comme ça, et que le travail n’était pas comme un gâteau que l’on pouvait découper en parts.
Continuer à interpréter la « crise » actuelle, et presque s’en réjouir, comme la « fin du capitalisme » est confondant de naïveté. Car pendant ce temps, le reste du monde, capitaliste, mais qu’est-ce que cela veut dire aujourd’hui ? continue à tourner, la croissance des économies asiatiques se maintient même si elle est un peu moins rapide, des entreprises saisissent des opportunités, rachètent leurs concurrents, des pays se transforment sans pour autant brader leurs systèmes de protection sociale ou d’éducation, comme l’Allemagne, et se mettent en situation de rebondir quand, dans quelques mois, l’économie mondiale sortira de la crise. Parce que nous sortirons de la crise, la question étant de savoir si notre pays en sortira aussi rapidement que les autres.
Dans ce contexte, savoir si ce soir Martine va embrasser Ségolène et/ou l’inverse est vraiment un non-évènement.

SAUVEZ BAMBI !

SAUVEZ BAMBI !

C’est officiel, le retour de Michael Jackson est repoussé à Mars 2010…. On avait même annoncé sa venue à Cannes, mais il est resté caché. Ses fans sont effondrés… On se demande bien pourquoi ? Car quand on admire vraiment le génie de Michael Jackson pourquoi ne pas repousser son retour définitivement … en quelque sorte faire l’inverse de Johnny qui, lui, prolonge déjà sa dernière tournée de l’ultime adieu !
Quand on voit ce qu’il est devenu, Michael Jackson, est-ce vraiment un service à lui rendre, à nous rendre que de faire encore de la pub, encore des sous, sur ce qui devient un naufrage en direct, un Titanic où même l’orchestre ne joue plus….
Souvenez-vous, il y a trente ans, il était génial et on était des centaines de millions à vouloir danser comme lui, chanter comme lui, bouger comme lui. Pour la plupart d’entre nous, une tentative tout à fait sans espoir… parce que lui était doué, lui avait travaillé pratiquement depuis le berceau, lui était même gé-ni-al. Un beau garçon, belle gueule, beau sourire, une voix, une créativité, tout cela porté aussi par les meilleurs arrangeurs, musiciens, chorégraphes, réalisateurs…
Regardez le à 18 ans, et comparez avec aujourd’hui, ou ce qu’on en voit…
Ce qu’on voit n’est pas le résultat d’une quelconque maladie ou cancer de la peau. Aucune crème blanchissante, même la plus bas de gamme vendue à Strasbourg Saint-Denis ou à Kinshasa n’aurait pu avoir ce résultat là ; Aucun fer à repasser de Port-au-Prince ou Rio n’aurait pu lui donner ces cheveux-là ; Aucune greffe totale du visage, même ratée, n’aurait pu lui donner ce visage-là. Ce visage ? Celui d’un artiste qui s’est brulé, les ailes, l’âme, l’envie. A vingt ans, il avait tout donné, et bien plus que d’autres ne pourront jamais produire en 100 ans de carrière et puis… et puis plus rien !
Bien sûr, on peut accuser l’entourage, jusque dans sa propre famille, son père, ses frères : envoyer le petit Michael sur scène et en tournée dés l’âge de six ans. Il n’a pas eu d’enfance, pas eu de vie amoureuse, de vie sexuelle, de vie…
Bien sûr, on peut accuser notre société, médias et marketing, star d’un jour, déchet toujours, mais Michael Jackson n’est pas le seul à être mangé, vidé de l’intérieur par son art, je ne vous parle pas de starlette, mais de grand, de génie, de vrai artiste.
Finalement, Amy Winehouse qui, elle aussi, est assez géniale, ne souffre-t-elle pas du même mal, elle qui pour la n-ième fois vient elle-aussi de reculer son « retour ».
Et Isabelle Adjani ? On a beau dire, elle a beau faire, et dans « La Jupe » tout récemment, quelle actrice! mais ses interviews avec lunettes noires immenses (Il n’y avait pas plus gros comme modèle ?) procurent un étrange sentiment, d’être face à une personne hors d’elle-même, hors de notre société, extra-terrestre … mais comment rester sur terre, quand on a atteint de tels sommets? Quand on est entré comme elle, à 17 ans, oui, 17 ans ! à la Comédie Française pour y être une sublime Agnès dans « L’Ecole des femmes »… C’est comme Gérard Philipe dans « Le Cid »: Il y a eu un avant et après Adjani. Et puis bien sûr, Adèle H., Camille Claudel etc…
Et si on va chercher plus loin : Arthur Rimbaud, qui a tout écrit avant 25 ans et plus rien après. Oui, mais aurait-il pu apporter plus ? Plus haut que l’Everest qu’y-a-t-il, si ce n’est redescendre ?
Là contrairement aux éjaculés précoces de la star ac et autres nouvelles stars, avec ces gens-là on est dans du lourd, même si c’est bref.
Par respect pour le génie, leur génie, pour tout ce qu’ils nous ont apporté, retirons-nous sur la pointe des pieds, ne tirons pas sur l’ambulance, et laissons en paix Bambi et les autres….

Pour se rafraichir la mémoire, se dérouiller les articulations: «Don’t stop‘til you get enough» avec un Michael Jackson « normal » : http://www.youtube.com/watch?v=4_hz2am90Hk
Pour rire des malheurs d’Amy Winehouse, cette imitation très réussie par Florence Foresti :
http://www.youtube.com/watch?v=dTp_n0VOLdM
Et puis revoir, découvrir pour plupart d’entre nous, écouter Gérard Philipe dans l’Acte III du Cid : http://www.youtube.com/watch?v=_Ttw5e3HoJY
« J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois… »

SAUVEZ BAMBI !

SAUVEZ BAMBI !

C’est officiel, le retour de Michael Jackson est repoussé à Mars 2010…. On avait même annoncé sa venue à Cannes, mais il est resté caché. Ses fans sont effondrés… On se demande bien pourquoi ? Car quand on admire vraiment le génie de Michael Jackson pourquoi ne pas repousser son retour définitivement … en quelque sorte faire l’inverse de Johnny qui, lui, prolonge déjà sa dernière tournée de l’ultime adieu !
Quand on voit ce qu’il est devenu, Michael Jackson, est-ce vraiment un service à lui rendre, à nous rendre que de faire encore de la pub, encore des sous, sur ce qui devient un naufrage en direct, un Titanic où même l’orchestre ne joue plus….
Souvenez-vous, il y a trente ans, il était génial et on était des centaines de millions à vouloir danser comme lui, chanter comme lui, bouger comme lui. Pour la plupart d’entre nous, une tentative tout à fait sans espoir… parce que lui était doué, lui avait travaillé pratiquement depuis le berceau, lui était même gé-ni-al. Un beau garçon, belle gueule, beau sourire, une voix, une créativité, tout cela porté aussi par les meilleurs arrangeurs, musiciens, chorégraphes, réalisateurs…
Regardez le à 18 ans, et comparez avec aujourd’hui, ou ce qu’on en voit…
Ce qu’on voit n’est pas le résultat d’une quelconque maladie ou cancer de la peau. Aucune crème blanchissante, même la plus bas de gamme vendue à Strasbourg Saint-Denis ou à Kinshasa n’aurait pu avoir ce résultat là ; Aucun fer à repasser de Port-au-Prince ou Rio n’aurait pu lui donner ces cheveux-là ; Aucune greffe totale du visage, même ratée, n’aurait pu lui donner ce visage-là. Ce visage ? Celui d’un artiste qui s’est brulé, les ailes, l’âme, l’envie. A vingt ans, il avait tout donné, et bien plus que d’autres ne pourront jamais produire en 100 ans de carrière et puis… et puis plus rien !
Bien sûr, on peut accuser l’entourage, jusque dans sa propre famille, son père, ses frères : envoyer le petit Michael sur scène et en tournée dés l’âge de six ans. Il n’a pas eu d’enfance, pas eu de vie amoureuse, de vie sexuelle, de vie…
Bien sûr, on peut accuser notre société, médias et marketing, star d’un jour, déchet toujours, mais Michael Jackson n’est pas le seul à être mangé, vidé de l’intérieur par son art, je ne vous parle pas de starlette, mais de grand, de génie, de vrai artiste.
Finalement, Amy Winehouse qui, elle aussi, est assez géniale, ne souffre-t-elle pas du même mal, elle qui pour la n-ième fois vient elle-aussi de reculer son « retour ».
Et Isabelle Adjani ? On a beau dire, elle a beau faire, et dans « La Jupe » tout récemment, quelle actrice! mais ses interviews avec lunettes noires immenses (Il n’y avait pas plus gros comme modèle ?) procurent un étrange sentiment, d’être face à une personne hors d’elle-même, hors de notre société, extra-terrestre … mais comment rester sur terre, quand on a atteint de tels sommets? Quand on est entré comme elle, à 17 ans, oui, 17 ans ! à la Comédie Française pour y être une sublime Agnès dans « L’Ecole des femmes »… C’est comme Gérard Philipe dans « Le Cid »: Il y a eu un avant et après Adjani. Et puis bien sûr, Adèle H., Camille Claudel etc…
Et si on va chercher plus loin : Arthur Rimbaud, qui a tout écrit avant 25 ans et plus rien après. Oui, mais aurait-il pu apporter plus ? Plus haut que l’Everest qu’y-a-t-il, si ce n’est redescendre ?
Là contrairement aux éjaculés précoces de la star ac et autres nouvelles stars, avec ces gens-là on est dans du lourd, même si c’est bref.
Par respect pour le génie, leur génie, pour tout ce qu’ils nous ont apporté, retirons-nous sur la pointe des pieds, ne tirons pas sur l’ambulance, et laissons en paix Bambi et les autres….

Pour se rafraichir la mémoire, se dérouiller les articulations: «Don’t stop‘til you get enough» avec un Michael Jackson « normal » : http://www.youtube.com/watch?v=4_hz2am90Hk
Pour rire des malheurs d’Amy Winehouse, cette imitation très réussie par Florence Foresti :
http://www.youtube.com/watch?v=dTp_n0VOLdM
Et puis revoir, découvrir pour plupart d’entre nous, écouter Gérard Philipe dans l’Acte III du Cid : http://www.youtube.com/watch?v=_Ttw5e3HoJY
« J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois… »

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