Il paraît qu’il est temps de faire le bilan de la Présidence de Nicolas Sarkozy… Admettons : 2 ans, c’est un chiffre rond. Mais cette durée parce qu’elle est « ronde » est-elle pertinente ?
En 1983, 2 ans après la victoire de l’Union de la Gauche, quel bilan aurions-nous tiré de la Présidence de François Mitterrand ? Calamiteux ? Oui, effectivement : Adieu les promesses de changer la vie ; la faillite de nos finances ; le Franc en chute libre, un virage de politique économique à 180 °C dont le mot d’ordre devenait enrichissez-vous ! Avec comme figure de proue, Bernard Tapie, première moutûre, et comme laissés pour compte les salariés les plus modestes, les hausses du SMIC de 1981 ayant été avalées par les nouveaux plans de rigueur…
On sait que par la suite François Mitterrand allait rester 12 ans de plus au pouvoir. Comme quoi, 2 ans c’est peut-être un peu court pour juger l’action d’un gouvernement.
Mais 2 ans, c’est long , très long, pour ceux qui gagnent moins de 1594 euros par mois, et ce sont la moitié de tous les salariés à temps complet en France. 1594 euros: C’est un chiffre qui non seulement n’est pas rond mais surtout qui ne tourne pas rond… Mais que le travail en France soit si mal rémunéré, que les bas salaires soient si bas ne remontent pas à 2 ans. Car notre grand sport national, chaque fois qu’une nouvelle équipe arrive au pouvoir, politique ou dans les entreprises, c’est de nommer des commissions pour analyser, « auditer » les problèmes. Et puis, et puis, plus rien…
Il y a 30 ans déjà, on apprenait avec des professeurs d’économie tout à fait remarquables, de « droite » comme de « gauche », comme par exemple Alain Cotta, Dominique Strauss-Kahn, ou Jean-Paul Betbèze, qu’en France le travail n’était pas assez bien rémunéré, que les bas salaires dans l’industrie y étaient 1/3 plus bas qu’en Allemagne, dont les produits étaient pourtant plus exportés que les notres, que les charges sur les salaires destinés à financer nos systèmes de solidarité, de santé, de protection sociale étaient trop élevées et qu’il fallait réfléchir à un financement qui ne repose pas sur les seuls salariés ( Tiens, ce n’était pas idiot cette idée de faire payer une taxe aux produits fabriqués dans des pays où les salariés et les entreprises ne sont pas soumis comme chez nous à ces prélèvements sociaux, on a appelé ça comment avant d’en abandonner l’idée: TVA sociale ?) .
30 ans : Les mêmes problèmes, les mêmes analyses, et rien ne change… Finalement nous donnons l’impression de jouer dans un mauvais remake du « Guépard », vous savez, cette Sicile, vivant dans le souvenir de sa splendeur passée et de sa douceur de vivre et où les classes dirigeantes qu’elles jouent le jeu de la droite ou de la gauche appliquent la politique suivante : « Tout changer pour que rien ne change ! ».
Page 77 of 78
Il paraît qu’il est temps de faire le bilan de la Présidence de Nicolas Sarkozy… Admettons : 2 ans, c’est un chiffre rond. Mais cette durée parce qu’elle est « ronde » est-elle pertinente ?
En 1983, 2 ans après la victoire de l’Union de la Gauche, quel bilan aurions-nous tiré de la Présidence de François Mitterrand ? Calamiteux ? Oui, effectivement : Adieu les promesses de changer la vie ; la faillite de nos finances ; le Franc en chute libre, un virage de politique économique à 180 °C dont le mot d’ordre devenait enrichissez-vous ! Avec comme figure de proue, Bernard Tapie, première moutûre, et comme laissés pour compte les salariés les plus modestes, les hausses du SMIC de 1981 ayant été avalées par les nouveaux plans de rigueur…
On sait que par la suite François Mitterrand allait rester 12 ans de plus au pouvoir. Comme quoi, 2 ans c’est peut-être un peu court pour juger l’action d’un gouvernement.
Mais 2 ans, c’est long , très long, pour ceux qui gagnent moins de 1594 euros par mois, et ce sont la moitié de tous les salariés à temps complet en France. 1594 euros: C’est un chiffre qui non seulement n’est pas rond mais surtout qui ne tourne pas rond… Mais que le travail en France soit si mal rémunéré, que les bas salaires soient si bas ne remontent pas à 2 ans. Car notre grand sport national, chaque fois qu’une nouvelle équipe arrive au pouvoir, politique ou dans les entreprises, c’est de nommer des commissions pour analyser, « auditer » les problèmes. Et puis, et puis, plus rien…
Il y a 30 ans déjà, on apprenait avec des professeurs d’économie tout à fait remarquables, de « droite » comme de « gauche », comme par exemple Alain Cotta, Dominique Strauss-Kahn, ou Jean-Paul Betbèze, qu’en France le travail n’était pas assez bien rémunéré, que les bas salaires dans l’industrie y étaient 1/3 plus bas qu’en Allemagne, dont les produits étaient pourtant plus exportés que les notres, que les charges sur les salaires destinés à financer nos systèmes de solidarité, de santé, de protection sociale étaient trop élevées et qu’il fallait réfléchir à un financement qui ne repose pas sur les seuls salariés ( Tiens, ce n’était pas idiot cette idée de faire payer une taxe aux produits fabriqués dans des pays où les salariés et les entreprises ne sont pas soumis comme chez nous à ces prélèvements sociaux, on a appelé ça comment avant d’en abandonner l’idée: TVA sociale ?) .
30 ans : Les mêmes problèmes, les mêmes analyses, et rien ne change… Finalement nous donnons l’impression de jouer dans un mauvais remake du « Guépard », vous savez, cette Sicile, vivant dans le souvenir de sa splendeur passée et de sa douceur de vivre et où les classes dirigeantes qu’elles jouent le jeu de la droite ou de la gauche appliquent la politique suivante : « Tout changer pour que rien ne change ! ».
Décidément: Le média c’est le message. Vous n’avez pas vu la vidéo de ce qui s’est passé l’autre jour à Londres ? Jetez un coup d’œil( Le lien est en bas de page): Ainsi le 30 avril dernier, 13500 personnes se sont donc retrouvées, « spontanément », à la même heure sur Trafalgar Square. Pourquoi faire ? Juste pour chanter ensemble le tube des Beatles « Hey Jude ». «Spontanément » est un grand mot puisqu’ils avaient été bombardés de textos par leur opérateur téléphonique qui leur donnait rendez-vous.
C’est vraiment fort. 13 500 personnes, cela fait combien de Zénith ? Ou de Mutualité ?
C’est vraiment très fort. Ce tour de force n’a été le fait ni d’un parti politique, ni d’une organisation syndicale mais d’un joli coup de pub.
«Le média c’est le message». Plus que jamais, cette petite phrase du sociologue Marshall Mc Luhan, maintes fois répétée jusqu’à en être usée, se révèle si ce n’est prophétique du moins fort bien vue…
Ce n’est pas donc le contenu qui affecte le plus une société, mais le canal de transmission lui-même.
Or, aujourd’hui ces canaux sont de plus en plus forts, comme en témoigne le « coup » de Trafalgar. Et tous se mettent à développer une offre de plus en plus riche en « contenus ». Les médias traditionnels ont du souci à se faire !
A moins qu’ils n’investissent eux-mêmes les « canaux » en faisant payer cher leur savoir-faire en matière de production et de traitement de l’information. Pour relever le défi, les journalistes ne doivent pas se replier sur eux-mêmes, dans une attitude de moines copistes face à Gutenberg, mais au contraire revenir aux fondamentaux du métier : rechercher l’information, la « sourcer », la vérifier, la hiérarchiser, la restituer en fonction des nouveau formats déterminés par ces nouveaux canaux que sont le web, la téléphonie mobile.
Il en est de même sans doute pour d’autres acteurs de la société, comme les politiques. Qui seraient bien inspirés de relire une autre petite phrase de Mac Luhan :« À l’époque où l’information circule à la vitesse de la lumière, les messages des partis politiques se réduisent à la transmission d’images charismatiques », ce qui est plus une analyse un peu désabusée qu’une piste pour une éventuelle stratégie de communication.
Parce que aller chanter tous ensemble, tous ensemble « Hey Jude », c’est certes très sympa, mais côté sens, ce n’est pas avec ça que nous allons faire avancer nos sociétés.
Allez, révisons tous notre Mac Luhan :http://www.marshallmcluhan.com/
La vidéo de la pub: http://www.youtube.com/watch?v=orukqxeWmM0
Décidément: Le média c’est le message. Vous n’avez pas vu la vidéo de ce qui s’est passé l’autre jour à Londres ? Jetez un coup d’œil( Le lien est en bas de page): Ainsi le 30 avril dernier, 13500 personnes se sont donc retrouvées, « spontanément », à la même heure sur Trafalgar Square. Pourquoi faire ? Juste pour chanter ensemble le tube des Beatles « Hey Jude ». «Spontanément » est un grand mot puisqu’ils avaient été bombardés de textos par leur opérateur téléphonique qui leur donnait rendez-vous.
C’est vraiment fort. 13 500 personnes, cela fait combien de Zénith ? Ou de Mutualité ?
C’est vraiment très fort. Ce tour de force n’a été le fait ni d’un parti politique, ni d’une organisation syndicale mais d’un joli coup de pub.
«Le média c’est le message». Plus que jamais, cette petite phrase du sociologue Marshall Mc Luhan, maintes fois répétée jusqu’à en être usée, se révèle si ce n’est prophétique du moins fort bien vue…
Ce n’est pas donc le contenu qui affecte le plus une société, mais le canal de transmission lui-même.
Or, aujourd’hui ces canaux sont de plus en plus forts, comme en témoigne le « coup » de Trafalgar. Et tous se mettent à développer une offre de plus en plus riche en « contenus ». Les médias traditionnels ont du souci à se faire !
A moins qu’ils n’investissent eux-mêmes les « canaux » en faisant payer cher leur savoir-faire en matière de production et de traitement de l’information. Pour relever le défi, les journalistes ne doivent pas se replier sur eux-mêmes, dans une attitude de moines copistes face à Gutenberg, mais au contraire revenir aux fondamentaux du métier : rechercher l’information, la « sourcer », la vérifier, la hiérarchiser, la restituer en fonction des nouveau formats déterminés par ces nouveaux canaux que sont le web, la téléphonie mobile.
Il en est de même sans doute pour d’autres acteurs de la société, comme les politiques. Qui seraient bien inspirés de relire une autre petite phrase de Mac Luhan :« À l’époque où l’information circule à la vitesse de la lumière, les messages des partis politiques se réduisent à la transmission d’images charismatiques », ce qui est plus une analyse un peu désabusée qu’une piste pour une éventuelle stratégie de communication.
Parce que aller chanter tous ensemble, tous ensemble « Hey Jude », c’est certes très sympa, mais côté sens, ce n’est pas avec ça que nous allons faire avancer nos sociétés.
Allez, révisons tous notre Mac Luhan :http://www.marshallmcluhan.com/
La vidéo de la pub: http://www.youtube.com/watch?v=orukqxeWmM0
Si vis pacem, para bellum ! Si tu veux gagner la paix, prépare la guerre : C’est ce que disaient déjà les romains il y a 2000 ans.
Et c’est ce que veut faire aujourd’hui Fiat à Turin en lançant ses attaques sur Chrysler aux Etats-Unis et/ou Opel en Allemagne.
Gagner la paix : Aujourd’hui c’est gagner la sortie de la crise. Car nous allons sortir de la crise. La question étant de savoir, quand bien sûr, mais surtout qui fera partie du tiercé gagnant. Et cela vaut pour les pays comme pour les entreprises.
Face à la « crise », deux attitudes :
Le repli, l’auto-flagellation, les lamentations, les « Tout le monde est méchant », la politique de l’autruche, le repli sur son pré carré, bien à l’abri derrière des murs. Et là aussi depuis 2000 ans, on sait ce que valent ces « cimes » qui devaient protéger l’Empire romain contre les « barbares », ces murailles de Chine, ces lignes Maginot. Elles ne font que retarder, un peu, la débâcle.
L’autre attitude, c’est l’attaque. Saisir les opportunités, être offensif, préparer le coup d’après.
Bien sûr, l’offensive de Fiat tient un peu (beaucoup ?) de la rodomontade et du coup médiatique. Fiat est une entreprise miraculée, qui il y a cinq ans à peine était sur le point de disparaître. Elle reste encore de taille modeste en comparaison de Renault ou PSA. Mais forts de leurs succès, ses dirigeants sentent qu’ils ont le vent en poupe et retrouvent les mêmes mots que Giovanni Agnelli, il y a … quarante ans !
En 1968, essayant de prendre le contrôle de Citroën, celui que l’on surnommait « l’Avvocato » qui faisait la pluie et le beau temps non seulement chez Fiat et dans l’industrie italienne, mais aussi dans la presse « people », déclarait avec beaucoup d’arrogance qu’il ne resterait bientôt dans le monde que quatre à cinq constructeurs automobiles. Il en fixait la taille critique autour d’une production minimum de six millions de voitures par an. Dans son esprit, il s’agissait de Fiat bien sûr, et non des constructeurs français… C’est l’inverse qui se produisit puisque Fiat faillit disparaître …jusqu’à cette renaissance.
L’opération annoncée n’ira peut-être pas jusqu’au bout. Peut-être. Mais qu’importe ! Car psychologiquement , et en économie la psychologie compte beaucoup, Fiat a déjà gagné. Le monde entier lui fait un« buzz » d’enfer et d’un coup, la miraculée de Turin joue dans la cour des grands!
Au lieu de réduire les Italiens aux pantalonnades d’un Berlusconi, nous serions peut-être bien inspirés de ne pas oublier cet autre adage romain :
Audaces fortuna juvat ! La fortune sourit à ceux qui osent…
Si vis pacem, para bellum ! Si tu veux gagner la paix, prépare la guerre : C’est ce que disaient déjà les romains il y a 2000 ans.
Et c’est ce que veut faire aujourd’hui Fiat à Turin en lançant ses attaques sur Chrysler aux Etats-Unis et/ou Opel en Allemagne.
Gagner la paix : Aujourd’hui c’est gagner la sortie de la crise. Car nous allons sortir de la crise. La question étant de savoir, quand bien sûr, mais surtout qui fera partie du tiercé gagnant. Et cela vaut pour les pays comme pour les entreprises.
Face à la « crise », deux attitudes :
Le repli, l’auto-flagellation, les lamentations, les « Tout le monde est méchant », la politique de l’autruche, le repli sur son pré carré, bien à l’abri derrière des murs. Et là aussi depuis 2000 ans, on sait ce que valent ces « cimes » qui devaient protéger l’Empire romain contre les « barbares », ces murailles de Chine, ces lignes Maginot. Elles ne font que retarder, un peu, la débâcle.
L’autre attitude, c’est l’attaque. Saisir les opportunités, être offensif, préparer le coup d’après.
Bien sûr, l’offensive de Fiat tient un peu (beaucoup ?) de la rodomontade et du coup médiatique. Fiat est une entreprise miraculée, qui il y a cinq ans à peine était sur le point de disparaître. Elle reste encore de taille modeste en comparaison de Renault ou PSA. Mais forts de leurs succès, ses dirigeants sentent qu’ils ont le vent en poupe et retrouvent les mêmes mots que Giovanni Agnelli, il y a … quarante ans !
En 1968, essayant de prendre le contrôle de Citroën, celui que l’on surnommait « l’Avvocato » qui faisait la pluie et le beau temps non seulement chez Fiat et dans l’industrie italienne, mais aussi dans la presse « people », déclarait avec beaucoup d’arrogance qu’il ne resterait bientôt dans le monde que quatre à cinq constructeurs automobiles. Il en fixait la taille critique autour d’une production minimum de six millions de voitures par an. Dans son esprit, il s’agissait de Fiat bien sûr, et non des constructeurs français… C’est l’inverse qui se produisit puisque Fiat faillit disparaître …jusqu’à cette renaissance.
L’opération annoncée n’ira peut-être pas jusqu’au bout. Peut-être. Mais qu’importe ! Car psychologiquement , et en économie la psychologie compte beaucoup, Fiat a déjà gagné. Le monde entier lui fait un« buzz » d’enfer et d’un coup, la miraculée de Turin joue dans la cour des grands!
Au lieu de réduire les Italiens aux pantalonnades d’un Berlusconi, nous serions peut-être bien inspirés de ne pas oublier cet autre adage romain :
Audaces fortuna juvat ! La fortune sourit à ceux qui osent…
HISTORIQUE !
Le 1° Mai dernier : Historique ! Les records aux derniers championnats de France de natation : Historiques ! La température relevée sous abri à la Tour de Salvagny le 28 avril dernier: Historique! La crise financière et économique: Historique !
Pas un jour ou pas une semaine sans que l’on nous dise que tel fait ou tel évènement est « his-to-rique ». Et pour bien nous convaincre de ne plus nous débrancher du fil info continu ( même dormir six heures, c’est risqué: Nous pourrions rater un évènement his-to-rique),on nous bombarde de chiffres qu’évidemment il nous est bien difficile de vérifier ou de mettre en perspective.
Pour les défilés du 1° mai dernier : 8 leaders syndicaux, 1 million 200 000 manifestants, 450 000 selon la police, c’est 4 fois plus que pour le 1° mai 2008, mais 5 fois moins qu’il y a un mois. Une mobilisation EX-CEP-TION-NELLE : 283 défilés.
Remarquez la précision : 283. Pas 284 ni 282.
C’est comme pour ces publicités pour des crèmes de beauté « aux effets visibles : 15 ans de moins en 15 jours » « vérifiés par 82 % des dermatologues » ! Qui est allé vérifier ? Les dermatologues ouzbeks ou boliviens ont-ils été consultés ? S’agit-il vraiment de 82 et non pas 80 ?
Bref, ces précisions dont on nous abreuve sont surtout données pour masquer le vide des analyses et cacher un fait qui, lui, est historique: Même si, évidemment, tous les jours de toutes nos vies sont historiques, pour savoir ce qui est HISTORIQUE, il faut prendre de la hauteur, du recul, mettre les faits en perspective, ne plus avoir la tête dans le guidon.A la fois, connaître l’Histoire et en même temps, regarder devant, avoir une vision d’avenir.
Ecrasés par les difficultés de la vie quotidienne, nous peinons à relever la tête et à distinguer où tout cela nous mène. Mort des grandes idéologies qui nous annonçaient les lendemains qui chantent, moins de grands enthousiasmes religieux qui nous promettaient le paradis, absence ou quasi-absence de grands leaders charismatiques: Où allons-nous ?
C’est peut-être ce vague à l’âme historique qui est HIS-TO-RIQUE !
HISTORIQUE !
Le 1° Mai dernier : Historique ! Les records aux derniers championnats de France de natation : Historiques ! La température relevée sous abri à la Tour de Salvagny le 28 avril dernier: Historique! La crise financière et économique: Historique !
Pas un jour ou pas une semaine sans que l’on nous dise que tel fait ou tel évènement est « his-to-rique ». Et pour bien nous convaincre de ne plus nous débrancher du fil info continu ( même dormir six heures, c’est risqué: Nous pourrions rater un évènement his-to-rique),on nous bombarde de chiffres qu’évidemment il nous est bien difficile de vérifier ou de mettre en perspective.
Pour les défilés du 1° mai dernier : 8 leaders syndicaux, 1 million 200 000 manifestants, 450 000 selon la police, c’est 4 fois plus que pour le 1° mai 2008, mais 5 fois moins qu’il y a un mois. Une mobilisation EX-CEP-TION-NELLE : 283 défilés.
Remarquez la précision : 283. Pas 284 ni 282.
C’est comme pour ces publicités pour des crèmes de beauté « aux effets visibles : 15 ans de moins en 15 jours » « vérifiés par 82 % des dermatologues » ! Qui est allé vérifier ? Les dermatologues ouzbeks ou boliviens ont-ils été consultés ? S’agit-il vraiment de 82 et non pas 80 ?
Bref, ces précisions dont on nous abreuve sont surtout données pour masquer le vide des analyses et cacher un fait qui, lui, est historique: Même si, évidemment, tous les jours de toutes nos vies sont historiques, pour savoir ce qui est HISTORIQUE, il faut prendre de la hauteur, du recul, mettre les faits en perspective, ne plus avoir la tête dans le guidon.A la fois, connaître l’Histoire et en même temps, regarder devant, avoir une vision d’avenir.
Ecrasés par les difficultés de la vie quotidienne, nous peinons à relever la tête et à distinguer où tout cela nous mène. Mort des grandes idéologies qui nous annonçaient les lendemains qui chantent, moins de grands enthousiasmes religieux qui nous promettaient le paradis, absence ou quasi-absence de grands leaders charismatiques: Où allons-nous ?
C’est peut-être ce vague à l’âme historique qui est HIS-TO-RIQUE !
1 – “Nous allons tous mourir” me dit gravement une amie alors que j’allais faire un sort à mon adouillette AAAAA, qui ne ne demandait que ça, dans mon assiette entre la portion de frites et la frisée. Du coup, mon couteau est resté en l’air.
Le “Nous allons tous mourir” concernait-il mon régime alimentaire, trop gras indubitablement pour mon interlocutrice qui , elle, avait commandé une salade “saveurs” ? Ou bien la qualité, plutôt l’absence de qualité de mon andouillette?
Mais non: Le “Nous allons tous mourir” faisait référence aux titres du journal posé sur la table voisine, où le virus avait détrôné la crise.
Il est vrai que nous allons tous mourir.
Mais certains plus et plus vite que d’autres! Sans doute, pour beaucoup d’entre nous, du cholestérol et non de la grippe mexicano-porco etc… Par “nous”, il faut entendre, nous, ici, dans les pays “riches”. Car pour des dizaines, des centaines de millions d’autres entassés dans ces immenses mégalopoles ingérables, invivables, véritables bouillons de cultures virales que ce sont Mexico, Saõ Paolo, Port-au-Prince, Le Caire, Lagos, Calcutta, Djakarta, Saigon etc… la mort et les maladies continueront à faucher, et ce nouveau virus ne sera qu’un parmi d’autres. On appelle ça comment ? La misère ?
2- En attendant la mort éventuelle, probable, avérée,par pandémie ou épidémie de grippe, relire “LES ANIMAUX DE LA FERME” de George ORWELL. Quand les cochons prennent le pouvoir et se mettent à ressembler aux Hommes (à moins que ce ne soit le contraire!), c’est la cata…et la grippe de type A contre laquelle, Benoît XVI était visionnaire, le préservatif ne pourra rien! Cochonne, cette grippe!
3- Ouf! maintenant que l’on sait que ce sont les hommes qui contaminent les porcs et non l’inverse (cf: Cet élevage de porcs au Canada qui “aurait” été contaminé par son éleveur-propriétaire qui avait été passer des vacances au Mexique ), on va pouvoir se remettre à manger saucisson, cervelas, andouillettes et autres cochon-eries…Du moins jusqu’à l’automne, puisqu’avec le retour du froid, on nous annonce le retour de la grippe: ça, c’est de l’info! Car “on” , ce sont, nous les journalistes qui attelés à la roue infernale de l’info 24h sur 24, devons produire des “scoops” et “exclus”à la chaîne. Il n’y a pas que les volailles ou les porcs qui soient élevés de manière industrielle, en batteries… Les infos aussi!
1 – “Nous allons tous mourir” me dit gravement une amie alors que j’allais faire un sort à mon adouillette AAAAA, qui ne ne demandait que ça, dans mon assiette entre la portion de frites et la frisée. Du coup, mon couteau est resté en l’air.
Le “Nous allons tous mourir” concernait-il mon régime alimentaire, trop gras indubitablement pour mon interlocutrice qui , elle, avait commandé une salade “saveurs” ? Ou bien la qualité, plutôt l’absence de qualité de mon andouillette?
Mais non: Le “Nous allons tous mourir” faisait référence aux titres du journal posé sur la table voisine, où le virus avait détrôné la crise.
Il est vrai que nous allons tous mourir.
Mais certains plus et plus vite que d’autres! Sans doute, pour beaucoup d’entre nous, du cholestérol et non de la grippe mexicano-porco etc… Par “nous”, il faut entendre, nous, ici, dans les pays “riches”. Car pour des dizaines, des centaines de millions d’autres entassés dans ces immenses mégalopoles ingérables, invivables, véritables bouillons de cultures virales que ce sont Mexico, Saõ Paolo, Port-au-Prince, Le Caire, Lagos, Calcutta, Djakarta, Saigon etc… la mort et les maladies continueront à faucher, et ce nouveau virus ne sera qu’un parmi d’autres. On appelle ça comment ? La misère ?
2- En attendant la mort éventuelle, probable, avérée,par pandémie ou épidémie de grippe, relire “LES ANIMAUX DE LA FERME” de George ORWELL. Quand les cochons prennent le pouvoir et se mettent à ressembler aux Hommes (à moins que ce ne soit le contraire!), c’est la cata…et la grippe de type A contre laquelle, Benoît XVI était visionnaire, le préservatif ne pourra rien! Cochonne, cette grippe!
3- Ouf! maintenant que l’on sait que ce sont les hommes qui contaminent les porcs et non l’inverse (cf: Cet élevage de porcs au Canada qui “aurait” été contaminé par son éleveur-propriétaire qui avait été passer des vacances au Mexique ), on va pouvoir se remettre à manger saucisson, cervelas, andouillettes et autres cochon-eries…Du moins jusqu’à l’automne, puisqu’avec le retour du froid, on nous annonce le retour de la grippe: ça, c’est de l’info! Car “on” , ce sont, nous les journalistes qui attelés à la roue infernale de l’info 24h sur 24, devons produire des “scoops” et “exclus”à la chaîne. Il n’y a pas que les volailles ou les porcs qui soient élevés de manière industrielle, en batteries… Les infos aussi!